Le Mont saint Michel haut lieu de pèlerinage. Il fut aussi un lieu de convoitise des Français et des Anglais. En effet, sa situation géographique à l’embouchure du Couesnon en fait une limite toujours disputée entre la Bretagne et la Normandie. Cela n’empêcha pas les moines de construire un des plus beaux sites du monde médiéval. Le Mont comprend en effet un magnifique village, une abbaye remarquable et la Merveille, bâtiment des moines.

 

A l’origine du mont, un site celtique et un temple où on adore un dieu gaulois apparenté au Soleil. Puis des ermites viennent s’installer et construisent deux chapelles. Parmi ces chanoines ermite, saint Aubert a la vision de l’archange saint Michel en 708. Ce dernier lui ordonne de construire en ces lieux un sanctuaire à l’image du sanctuaire italien de Monte Gargano. De ce premier sanctuaire, nous possédons qu’un mur cyclopéen découvert en 1960 dans la crypte Notre-Dame sous Terre.

 

Dès le Ixe siècle, les premiers pèlerinages sont attestés au Mont. On vient prier sur les reliques de saint Michel (un morceau de son voile et une pierre portant la trace de son pied, provenant de Monte Gargano.Tandis que la France subit l’invasion barbare, les moines protégés par le mont et les marées écrivent et traduisent des textes anciens. Ainsi l’abbaye attire des théologiens mais aussi des écrivains qui se spécialisent dans la copie des textes anciens. On prie aussi sur la relique de saint Aubert trouvé dans une des cryptes.

 

En 1023 débute la construction de l’abbatiale romane. Mais pour la faire tenir, on établit deux cryptes latérales chargées de soutenir les transepts.  La première est la crypte saint Martin, la seconde Notre-Dame des Trente cierges. Ce nombre reflète le nombre de moines qui habitaient alors l’abbaye. Des murs épais étayent les cryptes mais aussi le soutènement de l’abbatiale. Ainsi, ils ont une réelle fonction architecturale.

L’abbatiale est aujourd’hui amputée de ses trois premières travées. Elle possède une voûte en bois et possède de beaux chapiteaux romans. Le chœur roman s’est écroulé mais n’a pas détruit la crypte qui le soutenait, la crypte des gros piliers. L’ensemble possède une admirable flèche et une statue de Saint Michel.

 En 1204 le duc de Bretagne décide de reconquérir le Mont que les ducs de Normandie lui a prise. Mais il ne pu jamais le reprendre et de rage, incendia la ville et une partie de l’abbaye. Ceci conforta les abbés à fortifier le mont grâce aux libéralités de Philippe Auguste. De cette époque datent els tours Perrine et Corbins et une bonne partie des murailles. Par ailleurs, à partir de 1228, on s’attache à construire les bâtiments de la Merveille.

Ainsi s’érigent successivement le cloître, le réfectoire, la salle des chevaliers, la salle des Hôtes. Puis on construit le cellier et l’aumônerie. Le tout constitue un chef-doeuvre de l’art gothique français  dans une parfaite intégration fonctionnelle.

On a beaucoup glosé sur la  et du siège de 1423 qui dura 30 ans. On a parlé de 119 chevaliers qui n’ont jamais été là en même temps, ainsi que de 20 000 soldats anglais qui ne furent jamais plus de 2000. Mais le Mont a eu raison des Anglais qui ne purent jamais le prendre sans doute à cause des marées. D’aucun parlent aussi de miracles. Le plus célèbre d’entre eux est celui de cette pélerine enceinte qui fut épargnée par la marée.

En effet, la mer monta de chaque côté d’elle sans qu’elle fut noyée. Elle pu aussi accoucher et lorsque les autres pèlerins revinrent après la marée, la jeune femme allaitait tranquillement son bébé.

Aujourd’hui le Mont Saint Michel n’accueillent plus de moines bénédictins . Mais la Fraternité Monastique de Jérusalem veille sur les lieux et accompagne les pèlerins venus prier. 

Le mont saint Michel haut lieu de pèlerinage. Conférence projection en présentiel dans vos locaux ou en visio conférences.