Cosme l’Ancien père des Médicis. Les Médicis sont originaires de Mugello et se trouvent à Florence dès le XIIIe siècle. Ils portent des armes constituées de 6 boules rouges. Les uns évoqueront les pilules d’un ancêtre apothicaire, les autres parleront de pièces de monnaie. Apothicaires ou banquiers ? La fortune des Médicis se fait en 3 générations et leur permettra d’accéder au pouvoir.

 Celui porte la grandeur de la Maison est Cosme qui resta maître de l’Etat pendant 30 ans. Dans la chevauchée des rois du palais Médicis Riccardi, Cosme figure en noir. Benozzo Gozzoli lemontre aussi légèrement voûté. Botticelli l’affublera plus tard d’un visage glabre et d’un front ridé. On le dit très grave en société, parlant peu mais toujours de façon juste et convaincante.

 

Par le jeu de la banque, il amasse une fortune considérable. A l’époque de la lutte entre les Guelfes et les Guibelins, on l’avait  arrêté. Puis, libéré par les Vénitiens, on l’avait condamné en 1434 à l’exil pour le rappeler quelques temps plus tard. Cosme reprend ses affaires bancaires et les développe à l’internationale. Les succursales des banques Médicis se trouvent alors à Bruges et au Caire. Mais pour régner politiquement, il ne souffre aucune opposition. Ainsi il exile une douzaine de familles qui ne se subordonnent pas.

 

Puis Cosme règne sans contraintes. Son attitude est sobre et ferme. Et si les familles ennemies obtiennent l’appui étranger pour le détrôner, il les déchoit de leurs droits citoyens,  confisque leurs biens. Par ailleurs, il interdit à leurs filles de se marier pour contracter des alliances. Puis lorsque les levées d’impôts tardaient à être honorées, il se rendait dans les campagnes de Toscane. Là, il pillait les maisons et saccageait les récoltes juste en représailles. Et en même temps, il parlait de tolérance et de liberté.

 

En revanche, Cosme fit beaucoup pour les lettres et les arts. Il fut l’un des premiers princes à reconnaître la pensée platonicienne alors que son instruction était sommaire. Ainsi il faisait chercher en tout lieu des manuscrits. Puis, au couvent Saint-Marc il méditait et se recueillait sur les écrits de Marcile Ficin. Ce dernier essayait de concilier le platonisme et le christianisme.

 

Puis il dota Florence d’un grand nombre de palais. Pour cela il fit appel à de brillants architectes tels que Brunelleschi ou Michelozzo. Ce dernier réalisa le magnifique palais Medicis Riccardi. L’une des pièces fut décorée par Paolo Ucello et l’autre par Benozzo Gozzoli. Par ailleurs, Cosme fit travailler Donatello, Botticelli ou Filippo Lippi . Du reste, quandle pape excommunia ce dernier, Cosme intervint auprès du pape pour le faire revenir. En effet Filippo Lippi était moine et il enleva par amour la jeune nonne qui lui servait de modèle pour la Vierge.

 

Cosme de Médicis honorait les artistes largement car il les admirait. Il comblait de peuple de fêtes splendides. Mais si un patricien critiquait ses actes, on le pendait aussitôt par les pieds à la façade du palais de la Seigneurie.

Ses dernières années furent assombries par la goutte, maigrit terriblement. De plus il doit donner ses audiences couché. La mort de son fils Jean lui causa tant de peine que cela le précipita dans la tombe. Il mourut dans une solitude terrible à l’âge de 75 ans en laissant à son fils une fortune considérable. Mais tous ses espoirs se portaient sur son petit fils, le future Laurent de Médicis.

Cosme l’Ancien père des Médicis